On the road again...

Me voici en voyage aux États-Unis, une terre en effervescence en matière de science-fiction.

Figments Magazine

22-10-2016

J'ai rejoint l'équipe du magazine Figments, édité sur le campus de l'Université de Princeton. 

Mon intention est de tenir une rubrique sur la science-fiction du monde entier (bon, du moment qu'elle est écrite/traduite en français ou en anglais toutefois !). Si jamais vous lisez en anglais, je vous invite à visiter leur site pour découvrir mes articles et ceux des autres collaborateurs.

Au plaisir de vous y voir !

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The Incarceration of Captain Nebula and Other Lost Futures

14-09-2016

Un beau jour, j'ai trouvé un livre nommé Ivoire à la librairie. Depuis, je lis les livres de Mike Resnick avec passion...

The Incarceration of Captain Nebula and Other Lost Futures (L'Incarcération du Capitaine Nébula et autres futurs perdus) est un recueil regroupant des nouvelles écrites par Mike Resnick à des époques différentes. Elles sont toutes suivies d'un petit commentaire de l'auteur qui en donne le contexte d'écriture. Le recueil a été publié par la maison d'édition Subterranean Press.

J'ai trouvé ce livre à la bibliothèque Firestone, qui appartient à l'université de Princeton au New Jersey. C'est une bibliothèque immense, fascinante, qui regroupe plus de huit millions de volumes. Une bibliothèque très accommodante aussi, puisqu'on peut emprunter autant d'ouvrages qu'on peut en porter ! Je ne pouvais pas séjourner à Princeton et passer à côté de cette merveille.

Pour se concentrer sur l'objet, deux surprises en l'ouvrant. La première : apparemment, certains livres de la bibliothèque servent de mémoire à des soldats tombés pour la patrie. J'aime assez l'idée d'utiliser les livres pour garder le souvenir de quelqu'un, soldat ou non.

La deuxième surprise : l'ouvrage est signé par l'auteur. Je ne suis pas très signatures de manière générale, mais je ne m'attendais simplement pas à trouver ceci dans une bibliothèque.


Les nouvelles nous plongent, comme souvent avec Mike Resnick, dans l'Histoire (alternative, parfois) de l'Afrique, notamment des Masaïs. Il y aussi des nouvelles au contexte que je qualifierais de classique : un monde post-apocalyptique dans lequel seul un chien et un homme ont survécu (The Last Dog), un singe utilisé dans le cadre d'une expérience pour accroitre l'intelligence (Barnaby in Exile) ou encore un robot qui s'éveille aux émotions (Article of Faith). Ce ne sont pas les nouvelles qui m'ont le plus bouleversée, mais je dois avouer que j'y retrouve toutefois les talents de conteur de Mike Resnick, ainsi que son empathie pour les êtres vivants d'où qu'ils viennent.

Il y a aussi des textes un peu plus inattendus, comme une nouvelle qui imagine les robots en joueurs de basketball (The Big Guy), ou encore plus beaux, comme Distant Replay, qui aborde la disparition de l'être aimé, ou la nouvelle Seven Views of Olduvai Gorge, qui est pour moi l'exemple parfait et condensé des qualités de Mike Resnick : poésie, histoire, une atmosphère tranquille et puissante à la fois, des thèmes forts.

Toutefois, la lecture d'Ivoire m'avait tant marquée que je crois passer toute ma vie à comparer ces autres travaux à ce roman-là. Dans ces conditions, toute autre histoire de Mike Resnick me déçoit toujours un peu, car je suis toujours à la recherche d'Ivoire entre les lignes. Un constat doux-amer !

 

 

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The Mystery of Munroe Island

13-03-2016

Emballée par les aventures du Professeur Shonku Satyajit Ray,je me suis procuré le tome suivant, toujours chez Puffin Classics...

Je vous en avais parlé ici. J'ai trouvé dans le premier tome une fraicheur qui m'a vraiment fait beaucoup de bien, et un humour tout simple et bien placé qui faisait des merveilles. Ma lecture du tome 2 est plus mitigée.

Satyajit Ray a adopté cette fois un rythme un peu plus lent, avec des histoires nettement plus longues que dans le premier tome. L'ambiance m'a beaucoup fait penser aux histoires de Conan Doyle. Shonku voyage en Suisse, au Brésil, sur une ile inconnue, dans le désert...

Le ton est plus sérieux, moins taquin, et j'avoue que ça m'a manqué. J'ai trouvé aussi moins d'originalité et d'impertinence dans les sujets ainsi que dans les rebondissements des histoires. Meme les personnages habituels sont effacés : le chat Newton, le voisin Abinash Babu, le serviteur Prahlad. Satyajit Ray explore plutôt des facettes différentes de l'imaginaire collectif comme l'alchimie, la vie extraterrestre, des fruits aux vertus aussi fascinantes que dangereuses. Bref, on pourrait dire que le ton est plus "adulte" dans le sens où il aborde des problématiques profondes en les traitant avec ce qui m'a semblé un peu d'amertume. Ca reste une bonne lecture, simplement moins originale et/ou divertissante.

Mon voyage en Inde touche bientôt à sa fin, mais j'emporte dans mes valise un autre livre de Satyajit Ray, dont je parlerai prochainement ici !

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